pharmacie de garde le dimanche

Récemment, les jours d’ouverture de certaines pharmacies 24/24 font l’objet de nombreux débats. En effet, celles-ci souhaitent que les pouvoirs publics leur autorisent à travailler le dimanche, ce qui déroge parfaitement au règlement en vigueur. Cette demande est toutefois vue d’un mauvais œil par les syndicats des pharmaciens.

Les arguments en faveur de l’autorisation

L’activité des pharmacies est strictement réglementée par la loi. En effet, afin d’assurer le bon fonctionnement du service public de la santé, elles doivent respecter les mesures établies par le préfet. Sur ce point, ce dernier a donc pris un arrêté interdisant l’ouverture dominicale pour les pharmacies 24/24 et a décidé que seuls les établissements de garde ouvrent le dimanche.

Néanmoins, depuis le début de l’année, une dizaine des officines 24/24 se sont regroupées dans une association pour revendiquer une autorisation de travailler en jour continu. Si la plupart de ces établissements sont disponibles du lundi au samedi, ils souhaitent aussi ouvrir le dimanche. Selon eux, l’ouverture dominicale sera favorable à la continuité du service public de la santé.

Les usagers pourront facilement acquérir des médicaments surtout en cas d’urgence. Il est à noter que la majorité de ces pharmacies disposent d’un stock très important, ce qui constitue un argument de taille pour persuader les autorités publiques.

L’opposition des syndicats des pharmaciens

Les syndicats des pharmaciens dans le pays se sont opposé à l’ouverture dominicale de certaines pharmacies 24/24. En effet, selon les représentants de ce groupement, cette mesure pourrait désorganiser le système de garde. D’ailleurs, ils n’ont pas manqué de dire que cette volonté de travailler le dimanche est justifiée par des intérêts économiques. En offrant un service complémentaire, ces pharmacies pourront augmenter rapidement la vente de leurs médicaments.

Cette initiative leur apportera donc beaucoup d’argent et elles concurrenceront les établissements de garde. Par ailleurs, certaines officines n’ouvrent que la journée sans assurer leur service pendant la nuit, ce qui porterait atteinte aux droits des usagers.

Une résolution probable de la divergence

Face à cette situation, des solutions sont possibles. Les membres de cette association peuvent faire partie des pharmacies de garde, comme elles peuvent travailler comme tous les commerçants. La législation permet également à certaines officines qui ne sont pas de garde d’ouvrir à condition qu’elles offrent un service permanent. Dans tous les cas, il incombe aux pouvoirs publics de prendre les mesures adéquates.

Celles-ci doivent concilier non seulement les attentes des deux parties, mais également celles des usagers.